Lundi 28 septembre Journée internationale du droit à l’avortement

Le 28 septembre, Journée internationale pour le droit à l’avortement, la CGT Educ’action 94 portera haut et fort sa solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays où est interdit totalement ou partiellement le droit à l’avortement !
Chaque année, nous manifesterons pour que ce droit soit établi, appliqué, respecté, dans le monde, en Europe et en France.
Face à la montée des extrêmes droite dans le monde, le droit et l’accès à l’avortement sont menacés. À l’international, elle a pris le pouvoir aux États-Unis en Amérique du Sud et en Europe (Italie, Pologne, en partie en Allemagne…) impactant directement les femmes et les personnes concernées.
En Europe, aujourd’hui, le droit à l’avortement est reconnu dans 27 pays membres de l’Union, 25 autorisent l’avortement sans conditions restrictives. Cependant, il existe encore un décalage entre la reconnaissance juridique de l’IVG et son accessibilité réelle. Dans certaines régions du continent, les femmes se heurtent à des freins multiples : déserts médicaux, invocation de la clause de conscience par les médecins, délais restrictifs, stigmatisation sociale, refus de soins, manque de personnel formé, procédures fastidieuses, coûts élevés …. Même lorsque l’IVG est autorisé, de nombreuses barrières empêchent encore les personnes d’y avoir recours. Là encore, la montée de l’extrême droite, à l’échelle européenne aggrave la situation. Dernier exemple en date : l’exposition contre l’ IVG au parlement européen organisée par un élu italien de fratelli d’italia et d’une association italienne anti IVG dans les couloirs même du parlement.
En France : En mars 2024, la « liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse » a été inscrite dans la Constitution française. Cependant, cette avancée ne suffit pas. Les conditions dans lesquelles s’exercent la « liberté garantie » pourraient toujours être revues à la baisse. Rien ne garantit les moyens humains et matériels à la hauteur des besoins et la double clause de conscience du personnel médical existe toujours. Environ 130 centres d’IVG ont fermé en quinze ans en France en raison d’une baisse des subventions. Dans certaines régions, il n’y a pas d’hôpital avec un centre IVG. Aux inégalités socio-économiques, s’ajoutent les inégalités géographiques.
De plus, le succès du Rassemblement national et ses alliés aux élections municipales met en péril le droit à l’IVG. Ceux-ci dirigent désormais quelques 70 municipalités, principalement dans le sud-est et dans le nord-est du pays, promettant régulièrement, la suppression des subventions aux plannings familiales.
Comme le relève le média street press, il ne faut pas être dupes. « si Marine Le Pen affirme accepter le droit à l’avortement, les positions de son parti démontrent l’inverse: elle souhaite imposer au planning familial « d’aider les femmes à poursuivre leur grossesse… » Lors de la constitutionnalisation de l’avortement le 4 mars 2024, seul-es 46 des 88 membres du RN se sont prononcé·es en faveur de l’inscription pour la « liberté garantie des femmes de recourir à l’IVG ».
Nous constatons aussi régulièrement des attaques, des dégradations commises par l’extrême droite contre les plannings familials. Pourtant, les auteurs de ces actions sont peu poursuivis malgré des plaintes répétées.
Enfin, la dégradation de la statue de Simone Veil en Vendée par des membres de l’action française à l’occasion de la constitutionnalisation de l’IVG, démontre l’ampleur des menaces que l’extrême droite fait peser sur le droit à l’avortement et sa fragilité.
Autant d’évènements qui requièrent toute notre vigilance et notre mobilisation. C’est pourquoi la CGT Educ’action 94 revendique :
Ensemble, manifestons le 28 septembre 2024 pour la défense et l’application effective du droit fondamental à l’avortement partout dans le monde
